En Novembre 2012 le Savon de Marseille est en grave danger, en effet le « Fer à Cheval » est mis en redressement judiciaire, une des dernières véritables savonneries provençales risque de disparaître entraînant dans sa chute le symbole de toute une ville, de toute une région.

En tant que citoyen Marseillais je ne pouvais pas rester sans rien faire devant cette catastrophe sociale et culturelle pour la région provençale.

Face à l’inaction des pouvoirs publics sur cette question, je décide de lancer une pétition sur Change.Org pour alerter les médias, mobiliser les citoyens et interpeller les élus afin de sauver le Savon de Marseille et les savonneries provençales :http://www.change.org/sauvonslesavondemarseille

Après plusieurs mois de mobilisation, l’initiative est un véritable succès, des personnalités politiques de tous bords, de droite comme de gauche, ont soutenu la pétition, les principales savonneries provençales ont rejoint la liste des soutiens officiels et plus de 21 000 citoyens ont signé la pétition.

La dynamique citoyenne qu’à fait naître cette pétition a porté ses fruits, une loi est votée en Juin 2013 à l’Assemblée Nationale afin d’instaurer une IGP pour les produits manufacturés, ceci afin de protéger les savoirs faire des industries régionales.

Aujourd’hui c’est une première victoire pour les industries régionales, mais le combat pour le Savon de Marseille n’est pas encore terminé, le nom Savon de Marseille doit être inscrit dans la liste des produits officiellement sélectionnés par l’IGP et la savonnerie le Fer à Cheval doit trouver un repreneur afin de pouvoir poursuivre son activité (Trois candidats sont actuellement en lice pour sa reprise : des investisseurs provençaux, un groupe de cosmétique russe et un fond d’investissement Chinois).

Grâce à cette pétition, un formidable coup de projecteur a été porté sur le Savon de Marseille et le dynamisme citoyen né autour de nos industries régionales ne pourra qu’aboutir, j’en suis persuadé, à la sauvegarde et au développement de nos talents régionaux.

L’économie positive, la nouvelle économie du 21ème siècle puise sa force dans l’innovation, l’esprit d’entreprendre et les talents de notre pays, tant de mots enracinés dans les savoirs faire de nos industries régionales !

Soutenons les talents de nos territoires, faisons mousser le Savon de Marseille ! 🙂

Adrien Sergent

http://www.facebook.com/adriensergent.fr

Interview sur le Mouvement des Poussins

Il y a quelques jours, Cécile Courtais m’a proposé une interview afin d’en savoir plus sur mon parcours et sur le Mouvement des Poussins.

Je l’ai accepté avec plaisir pensant que le partage de mon expérience pourrait intéresser des entrepreneurs et de futurs créateurs d’entreprises.

Je remercie une nouvelle fois  Cécile Courtais de m’avoir proposé cette interview, vous pouvez retrouver son blog à l’adresse suivante : http://www.cestaucarre.fr/

L’interview est disponible ci dessous :

Mais qui a eu l’idée des Poussins ?

Profil Facebook

Le mouvement des poussins, vous en avez entendu parler ? Et bien je ne sais pas vous mais moi, c’est grâce à leur page Facebook que j’ai été alertée du risque qui pesait sur les autoentrepreneurs. Et oui en free-lance bien occupée et qui ne prend pas le temps de s’informer, je ne savais pas que ce statut, mon statut, que j’ai choisi et que je défends, était menacé. C’est alors que l’instigateur de ce mouvement m’a contactée, parce qu’il avait tout simplement lu un de mes articles à ce sujet. Mais il n’avait même pas besoin de me demander de relayer l’information car j’étais bien décidée à le faire ! Ce n’est que quelque temps plus tard que j’ai voulu en savoir plus sur… Adrien Sergent. Et j’ai découvert un sacré parcours : il n’a que 19 ans (là, j’ai pris un coup de vieux…) et il a crée son activité à 16 ans (là j’ai pris une claque !). Je vous invite à faire connaissance avec celui qui a eu l’idée de créer le mouvement des poussins :

Cécile Courtais : Bonjour Adrien, peux-tu te présenter ?

Adrien Sergent : Bonjour Cécile, oui bien sûr avec plaisir : Je m’appelle Adrien Sergent, je suis un jeune entrepreneur dans le secteur du numérique (jeux vidéo, applications, web) j’habite à Marseille et je suis impliqué dans différentes activités associatives et citoyennes.

Je suis autodidacte, j’ai rapidement arrêté les études, le modèle scolaire classique ne me convenait pas, je suis par contre passionné par l’apprentissage : découvrir de nouvelles choses, acquérir des compétences nouvelles, enrichir ses connaissances et sa culture, mais pour cela je préfère utiliser des moyens alternatifs comme internet, les livres, les discussions avec des professionnels et puis bien sûr l’expérience du terrain.

Les jeux vidéo ont toujours été une passion pour moi, j’ai commencé très tôt, dés l’âge de 3 ans je m’amusais à déplacer un petit dinosaure dans une démo Playstation 1 et j’ai commencé à vraiment jouer dès 4 ans sur «Rayman» un excellent jeu de plate-forme. Depuis cette époque j’ai toujours continué à jouer à plusieurs centaines de jeux différents sur toutes les plates-formes possibles et imaginables (PC, Console, Téléphone etc).

Avec du recul, je peux voir à quel point ces années de jeux vidéo qui ont forgé ma culture vidéo ludique ont joué un rôle essentiel dans ma formation à mon métier de game designer. Dés l’âge de 10-11 ans je commençais déjà à écrire des concepts ou des histoire de jeux vidéo dans des carnets ou sur Word, mais c’est à 15 ans qu’il y a eu un véritable tournant, j’ai eu envie de passer à la vitesse supérieure et de réaliser concrètement mes propres jeux vidéo.

J’ai fait des recherches et c’est là que j’ai découvert le milieu de la création de jeux vidéo indépendant francophone, je me suis documenté sur le métier de game designer et j’ai commencé à participer et/ou à réaliser plusieurs petits jeux indépendants en équipe avec des coéquipiers rencontrés sur les forums, cela a été une expérience super enrichissante au niveau créatif, j’ai rencontré des gens très intéressants et j’ai commencé à apprendre mon métier de game designer sur le terrain en réalisant des petits projets.

Après avoir réalisé plusieurs titres indépendants, j’ai voulu acquérir une expérience professionnelle afin de savoir comment cela se passait dans un studio de jeux vidéo professionnel, j’ai donc recherché seul un stage autonome comme game designer, j’ai eu la chance de trouver un studio de développement de jeux vidéo basé en Belgique et recherchant un game designer pour six mois, je leur ai montré mes jeux, ils ont aimé mon travail et j’ai eu le job.

Ça a été une super expérience très formatrice car j’ai pu découvrir les réalités de la création de jeux vidéo en entreprise et acquérir une expérience professionnelle. Après mon stage, j’ai eu le choix entre continuer dans le studio en devenant salarié ou bien monter ma boite, j’avais envie d’indépendance et de passer à l’étape supérieure, j’ai donc décidé de monter mon propre studio de jeux vidéo !

Notre premier jeu a remporté un concours de développeur organisé par l’opérateur SFR, cela nous a donné une bonne impulsion et nous a permis de rebondir en réalisant des jeux pour des clients et des auto-productions. Aujourd’hui nous avons travaillé sur plus d’une dizaine de jeux différents et nous avons plusieurs nouveaux projets en cours de développement qui sortiront en 2013.

Même si bien entendu cela demande une tonne d’énergie, d’efforts et de travail, le moteur c’est la passion, comme le dit le célèbre dicton de Confucius : «Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie» Quand on fait un métier qui nous intéresse réellement, se lever tous les matins pour travailler n’est pas une corvée mais un plaisir car on relève un défi, on accomplit son projet, c’est très motivant et je sais qu’avoir la chance de rassembler mes deux passions : les jeux vidéo et l’entrepreneuriat en une seule activité est quelque chose de vraiment formidable.

Cécile Courtais : Et c’est facile de créer son activité à 16 ans ?

Adrien Sergent : Facile non, réalisable oui ! Je m’explique : normalement oui, administrativement créer une auto-entreprise est quelques chose de très simple, la déclaration est gratuite, rapide à faire et entièrement réalisable par internet.

Mais en tant que mineur non, cela n’a pas été évident, car mon cas était particulier, en effet, j’avais 16 ans et il y avait un certain vide juridique autour de la création d’entreprise pour mineur, spécialement en tant qu’auto-entrepreneur. Lorsque j’ai voulu déclarer mon activité d’auto-entrepreneur par internet, j’ai eu la mauvaise surprise de découvrir qu’à l’époque le formulaire d’inscription ne permettait pas d’indiquer une date de naissance avant 18 ans.

J’ai alors appelé l’URSSAF, ils ne connaissaient pas la démarche à faire pour inscrire un mineur comme auto-entrepreneur, j’ai donc décidé de monter un dossier afin de les convaincre qu’un mineur pouvait parfaitement devenir auto-entrepreneur, pour cela j’ai rassemblé différentes informations trouvées sur plusieurs sites tel que l’APCE.

J’ai eu un rendez-vous à l’antenne Marseillaise de l’URSSAF où j’ai déposé mon dossier, ils l’ont fait remonter jusqu’à la Maison Mère de l’URSSAF à Paris et après une semaine d’attente, j’ai reçu un coup de fil pour m’annoncer la bonne nouvelle : mon dossier était accepté, j’étais devenu un entrepreneur ! Ça a été vraiment un grand moment de joie pour moi qui a récompensé les semaines d’efforts pour monter le dossier.

L’annonce de mon inscription comme premier mineur auto-entrepreneur a fait le tour du web via plusieurs articles sur des sites d’entrepreneurs et rapidement d’autres mineurs ont utilisé mon cas pour en faire jurisprudence et convaincre leur URSSAF régionale de faire de même. 

Deux mois après, le gouvernement a annoncé la création d’une loi reconnaissant le droit aux mineurs de participer activement à la vie du pays en tant que président d’association ou entrepreneur via le régime d’auto-entrepreneur ou EIRL

Je suis vraiment heureux d’avoir réussi à faire bouger les choses à mon échelle et avoir ainsi permis de créer une sorte de jurisprudence qui a changé concrètement les choses. Cela a été une grande avancée qui a permis de libérer beaucoup d’énergies, de faire éclore de beaux projets d’entrepreneurs qui n’auraient peut-être pas vu le jour autrement ou bien seulement des années plus tard.

Je pense vraiment qu’un des handicaps majeurs qui gène l’entrepreneuriat en France est la complexité administrative et fiscale, c’est la cause de beaucoup de renoncements de créateurs d’entreprise au moment de franchir le pas et de monter concrètement leur activité, la France aurait clairement besoin d’une simplification administrative et fiscale ainsi que la mise en place d’un guichet unique des formalités pour les entrepreneurs. Justement le régime de l’auto-entrepreneuriat avec son cadre souple et sa gestion simplifiée permet de répondre en partie à ces problèmes, en proposant une solution adaptée face à ces difficultés administratives

Le régime de l’auto-entrepreneur c’est la liberté d’entrepreneuriat ! Il offre enfin le droit d’entreprendre à tous les citoyens en supprimant les traditionnelles barrières fiscales qui font tomber tant de projets à l’eau avant même leur concrétisation en obligeant à payer des impôts sans avoir même gagné 1 euro de chiffre d’affaire !

Cécile Courtais : Après 3 ans d’activités, comment se porte ton entreprise ?

Adrien Sergent : Mon entreprise se porte très bien, nous alternons des projets pour des clients (advergames, sous-traitance, commande d’éditeurs etc) et des auto-productions indépendantes, comme je te le disais en début d’interview, nous avons déjà travaillé sur plus d’une dizaine de jeux différents et plusieurs projets sont prévus pour sortir dans les prochains mois. 2014 va être une année très importante pour mon entreprise avec une stratégie de croissance axée sur des projets numériques.

En faisant le point sur ces trois premières années d’activité, je peux voir à quel point elles ont été riches d’évolution professionnelle et de rencontres, j’ai découvert l’importance du résautage et du partage d’expériences entre entrepreneurs, en tant que créateur d’entreprise on est souvent confronté à de nombreux défis à relever et face à cette montagne de challenges, on peut parfois se sentir un peu seul, il est essentiel de ne pas être isolé et de s’ouvrir au dialogue avec les autres entrepreneurs.

C’est justement là que j’ai compris l’importance de la Fédération des Auto-Entrepreneurs, des structures tel qu’elles ont un rôle clé à jouer dans ce domaine pour informer, accompagner et aider les auto-entrepreneurs, car s’il est facile de s’enregistrer en tant qu’auto-entrepreneur, faire vivre son entreprise est plus difficile comme pour tout entrepreneur, et avoir un partenaire comme la FEDAE pour accompagner la croissance de son activité est un atout précieux.

En comprenant cela j’ai voulu me servir de ma propre expérience pour aider les autres auto-entrepreneurs à monter leur projet, j’ai donc proposé ma candidature pour devenir délégué départemental des Bouches du Rhône et la FEDAE m’a fait la joie de retenir ma candidature, c’est un véritable honneur pour moi et je fais tout mon possible pour m’en montrer digne en agissant concrètement et en étant présent sur le terrain pour les auto-entrepreneurs du département. 

C’est un travail passionnant et plein de défis, car il n’existait pas encore d’antenne de la FEDAE dans les Bouches du Rhône et c’est un département avec un fort dynamisme entrepreneurial, en effet, avec près de 50 000 inscriptions d’auto-entrepreneurs dans les Bouches du Rhône depuis la naissance du régime, nous sommes le deuxième département juste après Paris en termes d’auto-entrepreneurs..

Actuellement je suis en train d’organiser la FEDAE 13 et de rassembler nos adhérents, il y a plusieurs centaines de membres de la FEDAE dans le département. Plusieurs événements sont en cours d’organisation, d’ailleurs si vous souhaitez rejoindre la FEDAE, discuter avec nous ou bien simplement suivre l’actualité de la FEDAE 13, nous vous invitons à rejoindre notre page Facebook : https://www.facebook.com/FEDAE13

Au final, la création du Mouvement des Poussins est une suite naturelle de mon parcours d’entrepreneur et de mon engagement associatif, la naissance d’une initiative citoyenne, apolitique et transpartisane me semblait essentielle pour rassembler et défendre les auto-entrepreneurs contre l’injustice que représente la proposition de loi de limitation dans le temps du régime de l’auto-entrepreneuriat.

Le Mouvement des Poussins a déclenché une très belle dynamique en rassemblant des auto-entrepreneurs, mais aussi plus largement des entrepreneurs, des artisans, des agriculteurs, des micro-entrepreneurs, des free-lances, des salariés, des retraités, des étudiants, en bref une belle mosaïque des forces vives de la France.

Le Mouvement des Poussins défend les auto-entrepreneurs, mais aussi plus largement la liberté d’entrepreneuriat en France, les auto-entrepreneurs, les micro-entrepreneurs et les TPE-PME devraient s’unir et avancer dans la même direction afin de donner une voix qui porte aux entrepreneurs de France et pouvoir ainsi indiquer au gouvernement les bonnes mesures à prendre pour l’économie, il faut savoir que 90% des emplois en France sont crées par des micro-entreprises et TPE-PME, rassemblons-nous et ensemble travaillons à l’amélioration globale de l’entrepreneuriat en France ! 

La mobilisation grandit de jour en jour et pour que son succès soit croissant votre soutien est indispensable au mouvement, c’est ensemble que nous réussirons à faire changer les choses !

Pour rejoindre le Mouvement des Poussins, je vous invite à signer la pétition sur notre site web : http://www.defensepoussins.fr et à liker la page Facebook des Poussins : https://www.facebook.com/LesPoussinsAutoEntrepreneurs

Je souhaite vraiment remercier du fond du cœur les milliers de personnes qui soutiennent les Poussins, Sarah et toute l’équipe de Change.Org ainsi que les dizaines de bénévoles qui œuvrent à la réussite de cette cause, et bien sûr merci à toi Cécile pour ton engagement auprès des Poussins et pour cette interview, je n’ai plus qu’une seule chose à dire : Piou Piou !

Cécile Courtais : Après avoir lu ces quelques lignes, vous comprenez maintenant pourquoi Adrien représente le parfait symbole de ce mouvement, lui, le poussin qui il y a quelques années a été un précurseur, lui qui n’a jamais hésité à défendre des causes dans lesquelles il croyait, lui qui illustre si bien le vieil adage « aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années… » 

Sauvons le Savon de Marseille !

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Le Savon de Marseille : Plus qu’un simple savon, un véritable symbole du Patrimoine Provençal à défendre !

Aujourd’hui, la savonnerie «Le Fer à Cheval», une célèbre usine fabriquant le Savon de Marseille est en redressement judiciaire et risque de fermer à cause de la concurrence déloyale d’entreprises étrangères venant de Chine, de Malaisie, d’Italie et d’ailleurs, usurpant le nom «Savon de Marseille» et inondant le marché de contrefaçons de savons, n’ayant de Marseille que le nom !

Nous ne pouvons et nous ne devons pas accepter la destruction de nos entreprises provençales face à une usurpation d’image du Savon de Marseille auprès des consommateurs !

C’est pour cette raison que j’ai mis en place une pétition afin que nous nous mobilisions pour sauver la savonnerie «Le Fer à Cheval» et pour défendre le Savon de Marseille ! : http://www.change.org/fr/pétitions/sauvons-le-savon-de-marseille

Les sociétés copiant le Savon de Marseille en ne respectant ni la qualité d’origine du produit, puisque remplaçant des ingrédients naturels par des produits chimiques, ni son implantation régionale, trompent les consommateurs en volant le nom de «Savon de Marseille» et provoquent ainsi une concurrence déloyale envers les véritables savonneries provençales partisanes d’une implantation régionale utilisant des produits naturels.

Le vrai Savon de Marseille est un symbole de la qualité de nos entreprises régionales, un modèle de produit artisanal et écologique, il fait vivre toute une filière de savonneries provençales, le vrai Savon de Marseille fait la fierté de notre ville et de notre région !

Le Savon de Marseille : Histoire de la savonnerie provençale et situation actuelle

Il y avait 108 savonneries à Marseille et 14 à Salon de Provence en 1924, aujourd’hui il reste 3 savonneries à Marseille et 2 à Salon de Provence.

Le secteur de la savonnerie provençale c’est : plusieurs centaines de salariés, un objet patrimonial, et une image de marque participant pleinement au rayonnement de Marseille et de la Provence en France et dans le monde.

Si nous aidons les savonneries de Marseille et de Salon de Provence en luttant contre la concurrence déloyale et le vol de l’image du Savon de Marseille, nous sauverons nos savonneries provençales et nous leur donnerons également un avenir, avec des perspectives de développement et de croissance en Provence, en France, mais aussi par le biais de l’exportation, dans le monde entier

Proposition de loi sur la création d’un dispositif d’enregistrement des indications géographiques pour les produits industriels

Valérie Boyer, la Députée de la 1ére circonscription des Bouches du Rhône, propose un projet de loi pour défendre le Savon de Marseille et les autres produits régionaux via la création d’un dispositif d’enregistrement des indications géographiques pour les produits industriels.

C’est une excellente nouvelle et une première étape importante pour la défense et la valorisation des industries régionales notamment pour le secteur de la savonnerie à Marseille, mais la situation des savonneries provençales devient urgente, le temps est compté si nous voulons sauver l’usine du savonnier «Fer à Cheval» !

Il est donc essentiel d’aller plus loin, de mettre en avant des propositions supplémentaires et de montrer le soutien populaire qu’apportent les Marseillais et les habitants de la région à leur Savon de Marseille, à leur patrimoine culturel et historique.

Il est primordial de protéger le nom, le logo et l’image de marque qui sont associés au Savon de Marseille.

Pour cela, il est nécessaire de réserver le «label» ou «appellation» Savon de Marseille uniquement aux entreprises respectant une charte de qualité, charte définie selon trois critères, parfaitement bien décrit par «l’Union des Professionnels du Savon de Marseille», association regroupant les quatre grandes usines de savonneries de la région, à savoir :

La composition du savon 

Le Savon de Marseille est un savon dur, pouvant revêtir des tailles et des formes différentes : cube, parallélépipède, ovale, ou bien copeaux et paillettes. Il doit être :

– fabriqué à partir d’huiles végétales exclusivement,

– sans parfum,

– sans colorant,

– sans ajout,

– sans adjuvant de fabrication.

Le procéder de fabrication

L’authentique savon de Marseille est fabriqué en chaudron, selon un procédé de saponification spécifique, appelé «procédé marseillais», comprenant 5 étapes :

-1ère étape : l’empâtage, ou réaction chimique de saponification

Les huiles d’origine végétale sont chauffées dans un grand chaudron. Sous l’action de la soude et de la chaleur, elles se transforment peu à peu en savon.

-2ème étape : le relargage

Le savon étant insoluble dans l’eau salée, cette opération consiste à ajouter du sel marin afin d’entraîner la lessive de soude en excès au fond du chaudron, le savon restant au-dessus.

-3ème étape : la cuisson

Cette opération caractérise la sponification et permet la complète transformation des huiles végétales en savon.

-4ème étape : le lavage

La pâte de savon est affinée par des lavages, entraînant le glycérol, les impuretés et les acides gras non saponifiés.

-5ème étape : la liquidation

Un dernier lavage à l’eau claire amène le savon à l’état final : un savon lisse et pur qui fait la réputation du procédé marseillais.

Ces différentes opérations prennent environ une semaine à dix jours.

L’origine géographique 

Le bassin historique de fabrication du savon de Marseille est la région marseillaise, correspondant aujourd’hui au département des Bouches-du-Rhône (13)

Une fois que l’urgence de protéger le «Savon de Marseille» sera réalisée, nous pourrons alors également réfléchir à des propositions supplémentaires pour soutenir ce secteur et l’aider à se développer.

Voici des pistes de réflexions sur le sujet :

Création d’un Musée du Savon de Marseille :

Il existe déjà un très beau musée sur le Savon de Marseille à Salon de Provence, dans la fabrique Marius Fabre, mais il manque un grand lieu à Marseille entièrement dédié au Savon de Marseille à travers une activité muséale.

L’idée serait de trouver un lieu bien placé dans Marseille, de rassembler les différents acteurs de la filière savonnerie provençale afin de les impliquer à la création d’un grand musée sur notre Savon de Marseille.

Le Musée du Savon de Marseille raconterait l’histoire de notre savon à travers une scénographie et un contenu patrimonial.

Ce serait un endroit privilégié pour les savonneries provençales afin d’en faire la vitrine de leur savoir faire, ce serait aussi un lieu important tant pour les Marseillais et les habitants de la région que pour les touristes voulant découvrir une des facettes du patrimoine et de l’histoire provençale.

Création d’une marque territoriale «Made In Provence» ou «Produit en Provence» :

La proposition de créer une marque territoriale «Made In Provence» ou «Produit en Provence» concerne le Savon de Marseille mais aussi plus largement toutes les entreprises provençales.

En effet, en mettant en place une marque de territoire nous pourrons valoriser les talents et les savoir faire de nos entreprises provençales dans l’artisanat, l’agriculture, l’industrie, le secteur créatif et bien d’autres domaines encore.

La Provence est une région regorgeant d’entreprises et de talents à l’initiative de produits connus et reconnus par tous pour leur qualité, une marque territoriale permettrait de protéger, développer et encourager nos entreprises régionales !

Plusieurs régions françaises ont d’ores et déjà appliqué leur propre marque territoriale, comme par exemple la Bretagne avec son «Produit en Bretagne» fédérant les acteurs économiques de la région autour d’une charte qualité et encourageant la coopération entre les entreprises et la région, notamment pour le soutien à l’exportation internationales des produits.

Les effets bénéfiques de la création d’une marque territoriale sur l’économie des régions l’ayant appliqué, notamment comme accélérateur de croissance pour l’exportation, est évidente.

Ces deux propositions ont pour vocation de soutenir durablement la filière de la savonnerie provençale.

Mais aujourd’hui l’urgence est de protéger le Savon de Marseille et de sauver la savonnerie le «Fer à Cheval» !

Sauvons la savonnerie «Fer à Cheval» !

Il est urgent d’agir pour sauver la savonnerie du Fer à Cheval et lui éviter le dépôt de bilan, l’usine date de plus de 100 ans ! Autant dire que c’est un morceau de notre patrimoine Marseillais qui est en danger !

Faites passer le message ! Essayons d’en faire parler dans les médias, de créer le débat sur le sujet, car s’il doit y avoir une victoire pour les savonneries provençales et le Savon de Marseille, c’est d’abord par votre mobilisation qu’elle passe ! Les difficultés de l’usine le «Fer à Cheval» ne sont que le reflet de la difficulté de toute la filière de la savonnerie provençale face à une concurrence déloyale copiant notre Savon de Marseille !

Que tous ceux qui veulent se mobiliser et rejoindre notre mouvement pour sauver le Savon de Marseille et la savonnerie le «Fer à Cheval» nous contactent par ce blog en écrivant un commentaire, par twitter ou Facebook.

Afin de montrer notre soutien aux savonneries provençales, je vous invite à signer et à partager autour de vous la pétition «Sauvons le Savon de Marseille» ! :

Lien vers la pétition :  http://www.change.org/fr/pétitions/sauvons-le-savon-de-marseille

Ensemble promouvons le «Made in Provence», défendons nos savonneries provençales, et faisons «mousser» notre célèbre Savon de Marseille ! 

Soutien à l’Appel de la Station Alexandre !

J’apporte mon soutien total à Sylvie Caulet pour son « Appel de la Station Alexandre » !

Marseille est une ville formidable avec un immense potentiel de croissance et une foule de gens qui se bougent pour construire de beaux projets dans le domaine de l’associatif, de l’artistique et de l’entreprenariat !

Ensemble, disons stop aux trop nombreuses caricatures que l’on fait de Marseille !

Je vous invite à diffuser cet Appel auprès de vos réseaux, ainsi qu’à venir ce soir à la Station Alexandre à 18h afin de se rencontrer et discuter ensemble !

Plus d’informations sur l’Appel de la Station Alexandre et sur l’évènement de ce soir sont disponibles via le suivant : http://www.station-alexandre.com/je_proteste_affichew.php

Lettre ouverte en réponse à l’article «Marseille-Mafia, une cité à bout de souffle» du JDD.fr

J’écris cette lettre ouverte en réponse à l’article « Marseille-Mafia, une cité à bout de souffle » publié dans les colonnes du JDD.fr sur la situation à Marseille, afin de rétablir la vérité sur la réalité de la vie quotidienne à Marseille.

Lien vers l’article datant du 17 Septembre : http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Enquete-sur-les-violences-a-Marseille-391013/?from=headlines

Votre article m’a choqué, particulièrement par ces approximations, raccourcis, généralisations, clichés et erreurs. Il est manifeste que ce papier a été rédigé par une personne connaissant mal Marseille et ayant un parti pris certain contre cette ville.

Je vais d’abord réagir au titre volontairement provocateur de votre article en répliquant d’une façon aussi exagérée et fausse : ce n’est pas Marseille qui est à bout de souffle, loin de là, je dirai plutôt : «Le JDD un journal à bout de souffle et d’arguments !».

Il est évident que la journaliste, Madame Marie-Christine Tabet, n’a de Marseille qu’une connaissance superficielle et s’est contentée de réaliser un reportage cousu de lieux communs et de clichés. J’en tiens pour preuve les nombreuses erreurs contenues dans l’article, pour vous en citer une, prenons l’exemple du nom du député «Renaud Muselier» que votre article transforme en «Bruno Muselier», ceci illustre parfaitement votre méconnaissance de la ville et des personnalités représentatives de Marseille.

Je souhaite réagir aux différents sujets abordés par l’article, car je pense qu’il est temps de rétablir la vérité sur Marseille :

 

Sécurité :

Vous décrivez une situation d’insécurité permanente à Marseille comme si c’était la ville la plus dangereuse de France, mais décortiquons vos arguments :

Des Kalachnikovs disponibles pour moins de 500 euros ? Des violences urbaines quasi générales sur Marseille ?

Ces fameuses Kalachnikovs que l’on peut se procurer à moins de 500 euros à Marseille, ce sujet qui fait tant de bruits dans la presse… admettez que ce trafic est un problème global qui touche toute la France ! Il est possible d’acheter des armes pareilles pour moins de 500 euros de la Côte d’Azur jusqu’à la région Parisienne et même au delà !

Pour les violences urbaines dois je vous rappeler les tragiques drames qui ont eu lieu dans la région parisienne ?

Règlement de compte en plein centre de Paris faisant deux morts : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/04/22/01016-20110422ARTFIG00280-un-reglement-de-comptes-fait-deux-morts-en-plein-paris.php

Trafic d’armes de la Serbie vers Paris : http://www.leparisien.fr/faits-divers/demantelement-d-un-trafic-d-armes-destinees-a-la-banlieue-11-09-2010-1063349.php

Enquête sur les bandes à Paris : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/02/11/01016-20090211ARTFIG00037-des-bandes-de-plus-en-plus-violentes-a-paris-.php ,

Menace dans un hôpital d’un témoin d’une fusillade : http://www.leparisien.fr/tremblay-en-france-93290/fusillade-de-tremblay-encagoules-ils-traquent-un-blesse-a-l-hopital-18-09-2011-1613071.php

Vous présentez les faits d’une façon subjective en pointant du doigt Marseille comme pour dévaloriser cette ville, mais il serait temps d’ouvrir les yeux, au lieu de vous acharnez avec tant de hargne sur ces drames se déroulant dans notre cité phocéenne, vous savez bien que ce ne sont pas uniquement des drames marseillais, mais bien des problèmes existant sur tout le territoire français.

Pour illustrer cette situation d’insécurité nationale, examinons les statistiques d’agressions.

Les médias dépeignent régulièrement un climat de violence particulièrement élevé à Marseille, comme si la ville était une exception, comme si dans les autres villes tout allait très bien, seulement, en analysant sérieusement ces chiffres, on se rend compte que la réalité est tout autre : http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/taux-violence.pdf

En lisant ces statistiques, on découvre que 14 agglomérations de la région Parisienne se trouvent en tête du palmarès de la violence, Marseille n’étant qu’à la 18éme place !

De plus, nous nous apercevons que La Défense qui n’est pourtant pas réputée pour être une cité à bout de souffle, mais un quartier d’avenir pour Paris, a un taux de violence supérieur à celui de Marseille !

Alors soyons sérieux, arrêtons de stigmatiser la situation d’insécurité à Marseille, oui il faut lutter contre celle ci, mais il faut le faire ici comme dans toute la France !

 

Propreté :

Abordons maintenant le sujet de la propreté à Marseille :

Dans votre article vous soulignez la présence de nombreux rats dans les rues du quartier Noailles voulant ainsi donner une image de Marseille paupérisée et plus sale que celle de la plupart des autres villes françaises.

Vous semblez oublier les 6 millions de rats et plus infestant les rues franciliennes ainsi que certains quartiers de Paris regorgeant d’immondices : http://www.liberation.fr/vous/0101626131-rats-de-maree-sur-paris et http://you.leparisien.fr/actu/2010/10/21/video-tas-d-ordures-a-paris-iie-4402.html

 

Les quartiers de Marseille :

Vous racontez une visite d’un adjoint du maire à Frais Vallon située dans les quartiers nord de Marseille, votre description est celle d’un quartier totalement à l’abandon, bien loin de la réalité de cet endroit si riche d’énergie et de talents au travers d’une vie associative intense.

Rappelons nous aussi que toutes les grandes et belles villes ont des quartiers plus ou moins difficiles, ceci est une réalité pour toute métropole.

Je vous invite à aller visiter les banlieues parisiennes, dans certains endroits, vous verrez l’accueil fait à une voiture ayant une cocarde municipale…

Il y a une différence majeure dans l’urbanisme de Marseille en comparaison à celui de Paris, dans la cité phocéenne, les classes populaires et les classes moyennes vivent ensemble au cœur de la ville, alors qu’à Paris, les classes populaires sont enfermées dans de grands ghettos à la périphérie de la ville.

 

L’affaire Guérini :

L’affaire Guérini, est un sujet Oh! combien apprécié des médias, mais il ne faut pas oublier que la corruption est un fléau qui touche toutes les villes et régions de France, par exemple, l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_emplois_fictifs_de_la_mairie_de_Paris l’affaire des marchès public en Ile de France : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_march%C3%A9s_publics_d’%C3%8Ele-de-France ou bien encore l’affaire des HLM de Paris : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_HLM_de_Paris

Et pourtant, malgré toutes ces affaires de corruption, Paris reste une belle et grande ville, la majorité des élus sont honnêtes, personne ne dit qu’à Paris il faut mettre tout le monde dans le même sac, que Paris est une ville à bout de souffle, et bien c’est la même chose pour Marseille.

Oui les affaires de corruption sont graves, elles détournent l’argent du contribuable de sa fonction véritable et par la même, elles décrédibilisent l’action publique, mais elles ne sont hélas pas l’apanage d’une seule ville ou région en particulier.

Une nouvelle fois je vous invite à regarder le reste de la France afin de vous rendre compte du fait que la corruption est un fléau d’envergure nationale, arrêtons de pointer systématiquement Marseille du doigt.

Laissons la justice faire son travail et continuons à lutter contre la corruption au niveau national, sans stigmatiser ni généraliser une situation ou une ville particulière.

 

Conclusion :

En conclusion, je souhaite dire que cet article à peine digne d’un tabloid, ne fait pas honneur au JDD celui ci méritant d’avoir un travail journalistique d’une qualité à la hauteur de sa réputation.

Il est grand temps que certains médias arrêtent de stigmatiser Marseille en essayant d’en faire une ville bouc émissaire, les problèmes soulevés par votre article sont tous visibles dans d’autres villes pour la simple et bonne raison que vous essayez de faire passer cela pour des phénomènes locaux alors qu’en réalité ce sont des problèmes d’ordre national concernant toute la France : corruption, trafic d’arme, insécurité et propreté sont des sujets qui concernent tous les citoyens français quelque soit leur ville !

Alors il est temps d’ouvrir les yeux et d’accepter de répondre aux problèmes de façon globale sur la totalité du territoire.

Que les médias arrêtent donc de transformer Marseille en une ville rongée par la corruption et accumulant des montagnes de déchets dans ses rues, alors qu’en réalité Marseille est similaire à une Barcelone française aussi bien au niveau de l’état d’esprit méditerranéen ouvert sur le monde qu’au niveau de la fabuleuse croissance que Barcelone à connu dans les années 90.

Marseille est une belle et grande métropole, véritable creuset de cultures différentes réunies par le même amour de leur ville.

Marseille regorge de talents, d’énergie et de projets dans des domaines aussi variés que le monde de l’entreprise (avec le projet euroméditerranéenne), le tissu associatif avec l’incroyable énergie dont les marseillais font preuve pour le faire vivre ainsi qu’au niveau artistique et culturel avec la nomination de Marseille comme Capitale de la Culture Européenne en 2013 et tous les grands chantiers que cela entraine (Le Mucem, le Silo etc)

Marseille est une ville d’avenir, une ville cosmopolite et dynamique, une ville du XXI éme siècle, alors je vous serai gré de ne pas tenter de la salir avec des clichés et visions du monde datant d’un autre siècle.

Adrien Sergent

Un Marseillais indigné